Portrait : Environnement et développement durable

In by Montréal Relève

En une matinée de relâche scolaire, une jeunesse et une énergie vibrante réveillaient la maison Smith. Une animatrice du nom de Mésange me guida jusqu’au deuxième étage où m’attendait Claude Drolet, chef des projets de conservation pour Les amis de la montagne.

Parlez-moi de votre organisme.

« Les amis de la montagne existent depuis 1986. Nous avons comme mission de protéger et de mettre en valeur le Mont-Royal, par l’implication de la communauté et l’éducation relative à l’environnement. L’implication de jeunes stagiaires dans la structure vient directement rejoindre notre mission, ça nous permet de faire découvrir le mont ainsi que son patrimoine.

Nous sommes un organisme à but non lucratif et un partenaire privilégié de la Ville de Montréal, dans le cadre du Mont-Royal. On occupe les bâtiments de la montagne pour accueillir les usagers, les informer et offrir des activités découvertes comme les camps de jour, les randonnées guidées, etc. Annuellement, on offre des activités portant sur l’environnement à plus de 5 000 jeunes d’âge scolaire. »

Parlez-moi des besoins en relève et main-d’œuvre dans votre organisation.

« Nous sommes une équipe d’une soixantaine d’employés. En conservation, nous engageons principalement des biologistes ou des professionnels ayant une formation dans un secteur connexe, tel que bioécologie, environnement, géographie, géologie, anthropologie, etc. Nous sommes ouverts aux personnes qui ont un intérêt marqué pour la montagne et l’environnement. Les expériences et les bagages diversifiés de notre équipe sont d’ailleurs une belle force. »

Parlez-moi du stage Classes Affaires que vous offrez depuis 2014.

« Le stage Classes Affaires est principalement mené par le service de conservation. C’est le service qui est le plus amené à travailler concrètement à la protection de l’environnement : sensibilisation des usagers aux problématiques de conservation, intervention sur le milieu naturel pour l’améliorer et le préserver. Le stage se déroule essentiellement à l’extérieur.

On présente plus largement les secteurs de la biologie et de l’environnement, mais il y a plusieurs avenues qui mènent à travailler sur la montagne. »

Parlez-moi de votre expérience comme mentor auprès de Classes Affaires.

« Accueillir deux stagiaires Classes Affaires par semaine pendant généralement 6 ou 7 semaines nous permet de faire grandir notre équipe et de leur faire vivre un stage concret d’exploration où ils participeront aux tâches. On se donne comme objectif qu’ils approfondissent leurs champs d’intérêt à travers la semaine de stage. On veut les enrichir au point qu’ils décident peut-être de poursuivre vers une profession en milieu naturel. Ce serait notre souhait.

Depuis que je suis en poste chez Les amis de la montagne, on accueille systématiquement des stagiaires, de niveaux d’études différents : universitaire, collégial et secondaire avec Montréal Relève. Notre idée est de se garder à jour pour mieux connaître les prochains employés. »

Recommanderiez-vous le programme Classes Affaires ?

« C’est sûr. Toutes les organisations n’ont peut-être pas la structure qu’il faut pour accueillir de nouvelles personnes pendant une période d’une semaine et l’accueil d’adolescents demande de la préparation, mais ce sont des jeunes volontaires, très allumés et très intéressés ! »

Si vous aviez un court message à adresser aux jeunes intéressés par votre secteur :

« On ne peut pas vraiment s’intéresser à l’environnement sans venir le découvrir sur le terrain. La protection naturelle, il faut la vivre; on vous attend ! »

Entrevue réalisée le 9 mars 2017 avec Claude Drolet, chef des projets de conservation chez Les amis de la montagne par Laurie Vesco, conseillère aux communications chez Montréal Relève.

Cet article fait partie d’une série d’articles qui seront diffusés les mardis et jeudis de chaque semaine ce printemps, ils ont été réalisés auprès des organisations méritantes 2016 de la 15e édition du programme Classes Affaires.