Portrait : Santé et biopharmaceutique

In by Montréal Relève

Un samedi matin du mois de mars j’ai été à la rencontre de l’équipe de l’Hôpital vétérinaire de Verdun, un partenaire de Montréal Relève depuis plusieurs années. J’ai eu la chance de rencontrer Nicolas, directeur général, Elyse, technicienne en santé animale et Sorina, ancienne stagiaire Classes Affaires.

Parlez-moi de votre organisation.

Nicolas : Le réseau MTLVET a été créé en 2010 par le Docteur Cloutier, il a près de 25 années d’expérience comme vétérinaire et possède deux cliniques depuis le début des années 2000. Nous sommes 25 collaborateurs dans la grande famille MTLVET : principalement les employés des cliniques, mais également des ressources en marketing et en comptabilité. Chez MTLVET, on pense à l’animal en premier lieu, le bien-être du chat, du chien. On offre un service personnalisé à un total de 10 000 animaux qui ont leur dossier chez nous.

Parlez-moi de la ville de Montréal et de l’arrondissement de Verdun.

Nicolas : Montréal pour moi c’est avant tout une ville qui se définit par ses quartiers, le commerçant qui comprend qu’en s’établissant dans un quartier qu’il entre dans une communauté, il va pouvoir rester et s’y développer. Verdun est fascinante, avec le fleuve à proximité, la proximité au centre-ville, on ne sent pas le côté dense de la ville, c’est différent, on n’a pas de problème pour se stationner. C’est une ville qui bouge beaucoup.

Quels sont les besoins en relève et main-d’œuvre ?

Nicolas : Les besoins de main-d’œuvre en santé animale sont principalement du côté des techniciens. Le focus est encore trop souvent fait sur le vétérinaire, mais le technicien fait un travail incroyable en arrière. Ailleurs au Canada, les techniciens sont certifiés, il y a un examen à la fin de leurs études. Au Québec, nous n’y sommes pas encore, mais l’ATSAQ fait un travail extraordinaire pour améliorer les conditions de nos collègues.

Parlez-moi de votre expérience de mentor auprès de Classes Affaires.

Nicolas : On accueille plusieurs stagiaires pendant l’été, un par semaine, et on a toujours hâte de rencontrer le prochain. Les jeunes posent beaucoup de questions, se sont de vraies éponges. Ils sont spontanés, ils remettent certaines choses en question et nous on est très ouvert, on écoute, on explique et parfois ils ont raison !

Elyse : Quand on accueille les jeunes, ils sont souvent nerveux : c’est un nouveau défi pour eux. On essaie de leur donner confiance, souvent ils découvrent certaines aptitudes et habiletés qu’ils ne pensaient pas posséder. On les plonge dans l’action rapidement, on n’hésite pas à les impliquer, mais toujours sous supervision. C’est un choc pour certains au début, mais c’est un bon choc !

Est-ce que vous partagez dans vos réseaux votre implication auprès de Montréal Relève ?

Nicolas : On met toujours notre participation sur notre site, dans la section « Communauté ». On pourrait faire plus par contre avec nos médias sociaux, prendre des photos pendant le stage et présenter nos stagiaires par exemple !

Vous recommanderiez Classes Affaires ?

Nicolas : Absolument ! Je suis vendu Classes Affaires ! Chaque organisation doit prendre le temps de s’impliquer dans la formation et la préparation des jeunes, c’est très important. C’est aussi une grande satisfaction de transmettre notre passion aux jeunes, parfois on réussit, parfois non, mais on essaie.

J’ai eu la chance de rencontrer Sorina, élève de secondaire 5 au Collège Notre-Dame, qui est arrivée à l’Hôpital vétérinaire de Verdun par le biais d’un stage Classes Affaires l’été dernier et qui y travaille maintenant tous les samedis !

Parle-moi de ton parcours depuis ton stage Classes Affaires.

Sorina : Au départ je m’intéressais plus à la médecine, la chirurgie. J’ai obtenu mon stage Classes Affaires en santé vétérinaire, ce n’était pas tout à fait ce que je voulais faire, mais je n’avais rien à perdre. J’ai travaillé fort et à la fin de la semaine de stage, ils m’ont offert un emploi ! J’ai retenu une belle leçon : il faut toujours se donner au maximum même s’il n’y a pas de récompense à la fin parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Est-ce que le stage a eu un impact sur ton choix d’études ?

Sorina : Oui ! Je suis inscrite et sciences de la santé à Brébeuf pour les deux prochaines années et après je vais aller faire ma santé vétérinaire à Saint-Hyacinthe, c’est cinq ans d’études pour devenir vétérinaire !

 

Entrevue réalisée le 25 mars avec Nicolas Cachecho, Elyse Nicholson et Sorina Chisca. Le réseau MTLVET est composé de l’hôpital vétérinaire de Verdun et de la clinique vétérinaire Ville-Émard.

Cet article fait partie d’une série d’articles qui seront diffusés les mardis et jeudis de chaque semaine ce printemps, ils ont été réalisés auprès des organisations méritantes 2016 de la 15e édition du programme Classes Affaires.